Le cerveau humain est inadapté aux conditions de vie actuelle
Il y a dix ans que je me suis fait la réflexion que les conditions de vie actuelles de l’espèce humaine avaient évolué trop vite pour que notre cerveau puisse s’y adapter génétiquement.
Notre mode de vie a changé beaucoup plus vite que nos gènes, ce qui pose plusieurs limites majeures
– La gestion des menaces : L’amygdale (centre de la peur dans le cerveau) traite le stress d’un e-mail urgent de la même manière qu’une attaque de prédateur, générant de l’anxiété chronique.
– Le circuit de la récompense : Conçu pour stocker l’énergie en période de pénurie, il nous pousse vers le sucre et le gras, menant à l’obésité dans un monde d’abondance.
– La perception des risques : Le cerveau priorise les dangers physiques immédiats plutôt que les menaces abstraites à long terme, comme le changement climatique.
Voici une vidéo qui explique très bien cela.
Dans cette interview, par Sébastien Bohler décrypte les mécanismes de la peur, la plus ancienne de nos émotions, et montre comment notre société a méthodiquement démantelé tout ce qui nous en protégeait. Coupé de son groupe, atomisé par le tournant néolibéral et submergé de menaces globales, l’individu se retrouve seul face à une angoisse que le marché ne sait plus qu’anesthésier, à coups de consommation, d’écrans et de fausses solutions. Comprendre ces mécanismes n’est pas un luxe : c’est peut-être la condition pour ne pas voir nos peurs nous précipiter vers le repli et l’autoritarisme…
